Menu

La Fédération CGT Santé et Action Sociale dénonce des violences sexistes et sexuelles sur 2 centres hospitaliers

En janvier 2017, les Ministres de la Santé et du Droit des Femmes ont été sollicité pour deux affaires impliquant deux praticiens hospitaliers - aux Centres Hospitaliers de Lavaur et de Roubaix, où les équipes de personnels ont dénoncé des agissements humiliants, dégradants avec des propos et des violences sexistes et sexuelles.

mercredi, 03 mai 2017 | Communiqués
Imprimer

La lettre .info

Centre Hospitalier de Laveur

Le syndicat CGT du CH de Lavaur a interpellé le Ministère de la Santé, la Direction Générale de l’Offre de Soins et a réclamé une enquête IGAS, sans suite à ce jour. Quant à l’enquête administrative, elle n’a toujours pas été validée par la Direction. Face à cette situation inacceptable, la CGT est intervenue dans le cadre du CHSCT et le praticien est maintenant interdit d’accès aux locaux à titre conservatoire depuis le 31 mars.

 

Centre Hospitalier de Roubaix

Pour le CH de Roubaix, une enquête administrative a été menée courant février, les conclusions ont été transmises au Comité National de Gestion. Le CHSCT a également mené une enquête, les conclusions ont été remis à l’ARS et à l’Ordre des Médecins. 

 

Des praticiens qui sévissent depuis plusieurs années

Ces deux praticiens auraient commis des actes similaires depuis plusieurs années. Bien que dénoncés par les syndicats CGT, le personnel n’avait pas voulu jusqu’à aujourd’hui les évoquer publiquement par peur de représailles.

La Fédération CGT Santé et Action Sociale souhaite insister sur le courage des personnels d’avoir révélé ces faits ce qui a permis aux syndicats locaux de les accompagner dans leurs démarches.

 

Aucune réaction des ministres concernés

Lors des différentes instances au niveau national, la CGT a interpellé la Direction Générale de l’Offre de Soins, la Direction Générale de l’Administration de la Fonction Publique ainsi que la Ministre de la Fonction Publique, aucune réponse n’a été apportée.

Devant ce silence, la Fédération CGT Santé et Action Sociale a envoyé une lettre ouverte au 1er ministre le 6 avril dernier afin qu’il intervienne très rapidement pour diligenter une enquête, aider le personnel en grande souffrance. À ce jour, il n’y a eu aucun retour.

Les agissements sexistes et sexuels sont punis par la loi : l’employeur a l’obligation de protéger ses agent-e-s contre les agissements relevant du harcèlement moral, sexuel et sexiste et de violences. 

  

L’omerta concernant les violences sexistes et sexuelles dans le milieu médical doit cesser. La fédération CGT demande une réaction exemplaire de l’État employeur ainsi qu’un grand plan de lutte contre les violences sexistes et sexuelles dans le secteur hospitalier.