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Refuser pour éviter d’autres drame

Il a fallu plusieurs suicides pour que « ce mur du silence » soit enfin rompu et aussitôt le refus systématique des directions d’entreprise de toute analyse de l’organisation du travail.

mardi, 31 juillet 2007 | Communiqués
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La lettre .info

Alors que tous les témoignages nous alertent sur :

- les collectifs de travail en voie de disparition avec, pour conséquence, l’absence de débat. Des lieux de travail devenus impersonnels, froids.

- Les objectifs inatteignables, contradictoires et qui ne peuvent ni être amendés, ni discutés… Devoir se taire, devoir subir, est un facteur de déstabilisation. Qui n’a pas été confronté au devoir de loyauté où, selon les directions d’entreprise, « être cadre, c’est se soumettre ou se démettre ».

- Les évaluations annuelles qui pointent 4 ou 5 objectifs clés qui déterminent l’avenir professionnel du salarié ou celui de ses subalternes par des systèmes de notation.

- La prédominance de la langue anglaise alors que bien souvent cela ne se justifie pas.

- La multiplication des réunions, des comptes rendus et des indicateurs, le stress du reporting dont on ne sait trop à quoi ils vont servir, lourds à mettre en œuvre et consommateurs de temps.

Renault, Peugeot-Citroën, EDF, Sodexho, Areva… des suicides qui résonnent comme un avertissement pour que change la conception du travail afin d’en faire un élément de création, de liberté, de confrontation constructive. Un bien-être au service de l’efficacité pour tous.

Longtemps physique, la pénibilité est devenue psychologique dans la plupart des secteurs, y compris les services publics. Les objectifs à atteindre, la réactivité demandée, la complexité des tâches et l’absence du droit qui caractérisent l’univers professionnel sont responsables du stress.

Les ingénieurs, cadres et techniciens sont les victimes de ces organisations du travail, à double titre, en subissant directement ou/et par ce qu’ils font subir.

De plus, cela coûte cher à la collectivité qui supporte les conséquences financières induites par les traitements médicaux, l’absentéisme et les arrêts maladie que provoque le stress.

Dans le cadre du rapport de subordination qui caractérise les relations salarié/employeur, le management par le stress doit être rendu impossible par des garanties collectives sur les salaires, les carrières, le temps de travail, le niveau et la nature des charges de travail, le maintien dans l’emploi…

L’Ugict-CGT souhaite que les salariés à responsabilité rompent l’isolement dans lequel certains veulent les enfermer. Elle est disponible pour cela. Parlons ensemble, la force du syndicalisme est dans la solidarité issue des liens entre les salariés.


Montreuil, le 24 juillet 2007