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10 priorités pour les ingénieurs

10 priorités pour les ingénieurs

Ce document est extrait du Kit Représentativité édité par l'UGICT à destination des organisations territoriales de la CGT.

lundi, 03 février 2014 | Tracts
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La lettre .info

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1. Sécuriser l’emploi

L’insertion professionnelle des jeunes ingénieurs n’échappe pas à la précarité ambiante du monde du travail : nombre d’entre eux passent par un sas de précarité à travers les entreprises de consulting qui abusent des périodes d’essai. La précarité des chercheurs et le sort de certains ingénieurs expérimentés, notamment seniors, n’est guère enviable lorsqu’il s’agit de retrouver un poste. Nous proposons de rendre systématique l’embauche en CDI ou en emploi statutaire, dès le premier emploi.

2. Sécuriser les salaires

La sous-rémunération des ingénieurs est pratiquée dans la fonction publique, dans certaines branches professionnelles ou certaines fonctions. Nous proposons la mise en place d’un salaire minimum dans chaque branche professionnelle et que le salaire tienne compte du niveau d’étude et de l’expérience professionnelle. Pour un jeune ingénieur débutant, nous proposons 2 fois le SMIC avec une évolution régulière garantissant au minimum le doublement du salaire en 20 ans.

3. Garantir l’égalité professionnelle entre hommes et femmes

Les politiques d’individualisation des rémunérations et de déroulement de carrière des cadres accentuent les écarts de rémunération entre les femmes et les hommes. Nous proposons la mise en place de sanction pour toutes les entreprises dans lesquelles l’égalité salariale et l’obligation de garantir un déroulement de carrière identique à celui des hommes ne sont pas effectives. Des dispositifs pour lutter contre le sexisme quotidien et les violences sexuelles sont aussi nécessaires.

4. Re-légitimer le rôle des ingénieurs

En contradiction avec les discours sur la revalorisation des postes d’experts, les carrières dans le domaine de la gestion financière ou du management restent systématiquement privilégiées. Cette situation est symptomatique de la perte de sens qui affecte notre métier. Redonner toute sa légitimité au métier d’ingénieur permettra de mieux répondre aux défis de notre époque en redonnant du sens au travail et en questionnant sa finalité.

5. Réorienter le rôle des managers  

Afin de revaloriser le métier et la technicité face au « tout gestion », de prôner la coopération plutôt que la concurrence entre collègues, nous proposons de réorienter le rôle des managers vers la restauration et l’animation du collectif de travail, le sens du travail, le partage de l’expérience et la coopération transversale entre services.

6. Instaurer un droit d’alerte technologique

Afin de répondre aux préoccupations sociales, économiques et environnementales, il s’agit de revaloriser le rôle de l’ingénieur en garantissant le plein exercice de leur technicité et de leur responsabilité sociale. Nous proposons la mise en place d’un droit d’alerte technologique, dans l’esprit du droit de retrait existant dans le code du travail, assorti d’une protection pour le lanceur d’alerte.

7. Rendre l’évaluation pertinente

Afin d’écarter l’arbitraire des dispositifs d’évaluation, nous proposons de tenir compte de la dimension collective du travail dans l’élaboration des objectifs. L’évaluation doit permettre de négocier les moyens et les charges de travail et de reconnaître l’apport individuel.

8. Respecter l’équilibre vie privée / vie professionnelle

Afin de limiter les abus et permettre à chacune et chacun de travailler dans de bonnes conditions, nous proposons l’encadrement des plages horaires des réunions et la mise en place d’un droit à la déconnexion. Avec sa campagne #viedemere l’Ugict dénonce les discriminations liées à la maternité et fait de nombreuses propositions : vdmere.fr

9. Réduire le temps et la charge de travail

La durée du temps de travail augmente fortement pour les ingénieurs sous l’effet « forfait jours » pour s’établir à plus de 44 heures hebdomadaire en moyenne. Afin de respecter la durée légale du temps de travail et de préserver la santé de chacune et chacun, nous proposons de décompter toutes les heures effectuées, quel que soit le type de forfait, pour que ces heures soient payées et récupérées.

10. Reconnaître les années d’études dans les droits à la retraite

Disposer de salariés détenant la qualification d’ingénieur est utile à la société pour répondre aux défis sociaux, économiques, scientifiques, techniques et écologiques qui sont posés. L’entrée tardive dans la vie professionnelle nécessite de prendre en compte la durée de la formation d’ingénieur dans le calcul des droits à la retraite.