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10 priorités pour les techs

10 priorités pour les techs

Ce document est extrait du Kit Représentativité édité par l'UGICT à destination des organisations territoriales de la CGT.

lundi, 03 février 2014 | Tracts
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La lettre .info


1. Sécuriser l’emploi

L’insertion professionnelle des jeunes issus des professions techniciennes n’échappe pas à la précarité ambiante du monde du travail. Nombre d’entre eux passent par un sas de précarité et des périodes de chômage. L’âge moyen du premier CDI est à 27 ans. Même pour un technicien expérimenté, retrouver un emploi de valeur et de salaire équivalents, notamment pour les seniors, est souvent une gageure. Nous proposons de rendre systématique l’embauche en CDI ou emploi statutaire dès le premier emploi et le maintien du contrat de travail jusqu’au nouvel emploi.

2. Sécuriser les salaires

La sous-rémunération des professions techniciennes se généralise aussi bien dans la fonction publique que dans les branches professionnelles. Nous revendiquons la mise en place d’un salaire minimum dans chaque branche professionnelle pour que le salaire tienne compte du niveau d’étude et de l’expérience professionnelle. Pour un jeune technicien débutant, nous proposons un salaire au moins égal à 1,6 fois le SMIC, avec une évolution régulière garantissant au minimum le doublement du salaire en 20 ans. Nous exigeons de conditionner les aides publiques à l’application effective d’une politique salariale reconnaissant les qualifications.

3. Garantir l’égalité professionnelle entre hommes et femmes

Les politiques d’individualisation des rémunérations et de déroulement de carrière des cadres accentuent les écarts de rémunération entre les femmes et les hommes. Nous proposons la mise en place de sanction pour toutes les entreprises dans lesquelles l’égalité salariale et l’obligation de garantir un déroulement de carrière identique à celui des hommes ne sont pas effectives. Des dispositifs pour lutter contre le sexisme quotidien et les violences sexuelles sont aussi nécessaires.

4. Re légitimer le rôle des techniciens

Redonner toute sa légitimité au rôle contributif des professions techniciennes permettra de mieux répondre aux défis de notre époque en redonnant du sens au travail et en questionnant sa finalité. Nous exigeons que les techs bénéficient de 10 % de leur temps de travail en formation professionnelle afin de maintenir et développer leurs compétences. Ainsi, chaque technicien doit progresser d’au moins un niveau de qualification dans ses 20 premières années de carrière.

5. Réorienter le rôle des managers

Afin de revaloriser le métier et la technicité face au « tout gestion », la coopération au lieu de la concurrence entre collègues, nous proposons de réorienter le rôle des managers vers la restauration et l’animation du collectif de travail, le sens du travail, le partage de l’expérience et la coopération transversale entre services.

6. Revaloriser les métiers à prédominance féminine

Les qualifications, la technicité et le travail effectué dans les métiers à prédominance féminine doivent être reconnus et les salaires revalorisés. Une assistante, infirmière ou une sage femme doivent maintenant faire 3 à 5 ans d’études supérieures, maîtriser les langues, etc, leurs qualifications doivent être reconnues.

7. Rendre l’évaluation pertinente et instaurer un droit d'alerte

Afin d’écarter l’arbitraire des dispositifs d’évaluation, nous proposons de tenir compte de la dimension collective du travail dans l’élaboration des objectifs. L’évaluation doit permettre de négocier les moyens et les charges de travail et de reconnaître l’apport individuel. Nous proposons la mise en place d’un droit d’alerte et de propositions alternatives, assorti d’une protection pour le lanceur d’alerte en cas de directives contraires à notre éthique professionnelle.

8. Respecter l’équilibre vie privée / vie professionnelle

Afin de limiter les abus et permettre à chacune et chacun de travailler dans de bonnes conditions, nous proposons l’encadrement des plages horaires de réunions et la mise en place d'un droit à la déconnexion.

9. Réduire le temps et la charge de travail

La durée effective du temps de travail a fortement augmenté pour les professions intermédiaires s’élève à 42 H en moyenne). Afin de respecter la durée légale du temps de travail et de préserver la santé de tous et de toutes, nous proposons l’évaluation individuelle et collective des charges de travail. Au delà, nous revendiquons une réduction du temps de travail à 32 H pour créer de l’emploi, préserver la santé, renforcer l’égalité femme/homme et libérer du temps pour les loisirs, la famille ou la citoyenneté.

10. Reconnaître les années d’études dans les droits à la retraite

Les salariés qualifiés sont utiles à la société pour répondre aux défis sociaux, économiques et écologiques. L’entrée tardive dans la vie professionnelle nécessite de prendre en compte la durée de la formation des cadres dans le calcul des droits à la retraite. Nous proposons la validation des années d’études dans le calcul des droits pour la retraite.