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Pourquoi il faut définir l’encadrement de manière nationale et interprofessionnelle

Pourquoi il faut définir l’encadrement de manière nationale et interprofessionnelle

Un accord de 2015 prévoyait une négociation  pour définir la notion d’encadrement. Celle ci devait se conclure le 31 décembre 2018, mais le Medef a tout fait pour repousser la signature d’un accord, imposant des reports et des délais. C’était sans compter sur la tenacité et l’unité des organisations syndicales.

La négociation vient enfin de réouvrir, axée sur de vrais enjeux : le périmètre et le rôle de l’encadrement, les qualifications, les responsabilités et le degré d’autonomie sur les plans économiques, sociaux et environnementaux.

mercredi, 13 mars 2019 | Tracts
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La lettre .info

Mettre fin au double discours

Alors qu’il est friand d’un personnel qualifié, le patronat prône une politique de baisse du « coût du travail » et ne souhaite ni reconnaître les qualifications via le salaire, ni définir l’encadrement de manière nationale et interprofessionnelle. 

Le Medef veut laisser les branches et les entreprises déterminer elles-mêmes le périmètre de l’encadrement, donnant les pleins pouvoirs aux employeurs, ce qui ouvrirait la voie à l’arbitraire et au déclassement.

 

Il faut une définition nationale et interprofessionnelle :

  • 1. Pour permettre la reconnaissance des qualifications de l’encadrement quels que soient le secteur professionnel et la taille des entreprises. 
  • 2. Pour que cette reconnaissance impacte positivement l’efficacité économique des entreprises et constitue un levier de l’engagement de l’encadrement.
    Alors que la mobilisation de l’encadrement est fortement sollicitée par la mise en place du numérique, lui refuser cette reconnaissance relève d’une logique dangereuse et à courte vue. 
  • 3. Pour favoriser la mobilité de l’encadrement en évitant un dumping social entre grandes entreprises et PME/TPE, au détriment de ces dernières. 
  • 4. Pour ne pas écraser les grilles salariales dans les différentes conventions collectives, en définissant dans les branches des seuils d’entrée de rémunération pour l’encadrement, profitant ainsi à l’ensemble des salarié·e·s.
  • 5. Pour pérenniser les ressources et sécuriser le mandat de service public de l’APEC, au service des cadres et des entreprises, notamment des PME/TPE.

 

Définir des règles 

Pour établir des critères transversaux permettant de définir l’encadrement, il faut partir de situations concrètes, de la place et
du rôle au travail, du niveau d’autonomie et de responsabilité.

Il est nécessaire de réactualiser ces critères et d’affiner précisemment ce que l’on entend par un niveau de qualification, d’autonomie et de responsabilité, eu égard aux évolutions de l’encadrement et du travail.